Me voilà – enfin – arrivée en terre… française ! Quoi, tout ça pour ça ? – me direz vous. Encore en France après toute cette attente ! Non, non, malheureux, ne faites pas les fines bouches. Oui, la Guyane est Française, mais dès l’arrivée, vous êtes dépaysés.

Le ton est donné à l’atterrissage : la vision de l’Amazonie, de la jungle à perte de vue, c’est fabuleux. Sous le coup de l’émotion, je deviens lyrique : mes yeux se perdent dans cet océan vert.

À côté de ça, Yann Arthus Bertrand c'est du pipi de chat.

 

Au sortir de l’avion, je me jette  dans ce pot pourri guyanais et me frotte au terrain. Je rencontre d’abord à l’aéroport de Cayenne mon fixeur (comme on dit dans le jargon) : Philippe Baudon. Le fixeur c’est le guide, le fin connaisseur de la région. En fait, si j’étais Florence Aubenas, Philippe serait un peu mon Hussein Hanoun al Saadi. Oui, je fais du vrai journalisme d’investigation.

Direction Kourou. Première étape de l’investigation : appréhender le terrain. Je discute donc avec Philippe dans la voiture. Au détour de quelques anecdotes, j’apprends qu’ici les anacondas ont la fâcheuse tendance à traverser les routes. On s’enfonce dans la jungle. Il n’y a pas de feux rouges en Guyane. C’est la saison des pluies et les moustiques sont de sortie.  Lever à 6h00 du matin à Paris, 9 heures de vol, 5 heures de décalage dans le pif, et 2 ti punchs plus tard… je suis chez Philippe pour l’apéritif avec sa famille. On me surnomme Mamie Nova.Les voisins se joignent à nous. On se moque un peu des « métros » (les métropolitains) qui prennent rendez-vous pour se voir. Ici, me dit Philippe, c’est simple les amis passent. Ils voient que tu es là, ils s’asseoient. Et puis si tu veux pas les voir, tu fais autre chose.  Puis, je réalise ma première interview musicale avec un groupe électro jazz de Kourou : Komanti – la canne à sucre et le rhum me donnent beaucoup d’aplomb. On parle des influences indiennes, brésiliennes, marrons (les descendants des esclaves libres), saramaca, mongs, créoles, et des communautés. La Guyane est une pépite culturelle.

A minuit, je découvre mon hôtel, le décor vide des Bronzés en vacances. Rendez-vous au Bungalow 149. Par excès de zèle et surtout parce que j’ai 2 ti punchs dans le sang, j’installe mon matériel et j’émets de la musique sur les ondes, en pyjama. Puis, dodo. Le lendemain, je me réveille avec une vue imprenable.

Vue sur jungle

Puis, je suis rattrapée par mes bas instincts, sus au petit déjeuner continental ! Je suis seule dans la salle et j’en profite pour manger comme un hamster en faisant des réserves pour 3 jours. Je me plonge également dans une lecture assidue de la presse locale. Je découvre les X-files de la Guyane et le courrier des lecteurs. C’est très instructif.

Le goût du jour en Guyane

Sensible à l’expression artistique des jeunes talents, je prends également la liberté de conclure un partenariat (j’avais eu l’accord de Nadine Gravelle, qui travaille chez Radio Nova) avec la nuit zébrée locale. Où quelle se trouve, Nova est toujours première sur les musiques du monde, ne l’oublions pas !

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En attendant mon prochain rendez-vous, j’improvise un petit safari dans le jardin de l’hôtel, j’explore ainsi faune et la flore locales. Des iguanes se saluent de la queue dans la palmeraie et je me lance dans une petite cueillette.

Je tombe nez à nez avec un gros gland de Guyane.

Il est 8h du matin. Nathalie, la femme de Philippe, vient me chercher. J’ai rendez-vous avec les étoiles – oh, c’est vrai que l’aventure me rend si poétique ! Direction… la base spatiale.

 

 

 

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