Pour fabriquer l’émission j’ai rencontré beaucoup de gens (et donc aussi pas mal de Pakistanais au volant de leur Taxi). Mais finalement, j’avais trop de matière, et il y a plein de choses dont je n’ai pas forcement pu parler.
Alors si ça vous amuse, voici un condensé des rushs.
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Pour commencer, bien qu’elle soit ma toute dernière entrevue, une jeune femme Emirienne, née à Dubaï. Ces gens ne sont pas facile à trouver puisqu’ils sont carrément en minorité (7% de la population, alors qu’on est chez eux).

Elle s’appel Wafa, elle a plein d’idées artistiques qu’elle concrétise.

– Par exemple elle demande à plein d’artistes de customiser des Skateboards.

– Et elle-même fait du dessin et du design, et puis elle édite un magasin (AMOR) à partager et à afficher,  puisqu’il se lit dans n’importe quel ordre, pas de numéro sur les pages, elles sont volantes et avec de grandes photos.
http://fndesigns.blogspot.com/
https://www.facebook.com/fndesigns
http://artworkbyjawa.blogspot.com/

– J’ai gardé le meilleur pour la fin : elle organise aussi une rencontre quasi mensuelle très intéressante à laquelle j’aimerai bien participer (elle pense venir le faire à Paris bientôt) : elle compose un groupe de gens qui ont envie de dessiner et qui n’osent pas trop, ajoute quelques enfants, une ou deux stars (du dessin ou pas), elle met tout le monde dans une grande pièce aux murs blanc, sur une grande table commune, et elle dit « ce soir vous exposez, ces murs sont à vous, c’est votre gallérie ! ». Ça me paraît très humain comme idée, les traits et les couleurs se mélangent dans l’inspiration et les conseils.  J’aime beaucoup !

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J’ai pu me rendre dans un endroit très chouette sans pour autant y rencontrer ceux qui s’en occupent, dans lequel je me rendrai sans doute souvent si j’habitais Dubaï : The Pavillon.
Un espace très lumineux, calme, aménagé pour la détente et le travail, des grandes tables communes, des canapés, le wifi très rapide et  gratuit, et une carte au menu cheap et savoureux. Et puis vous pouvez allez pisser en laissant toute vos affaires et votre ordi, personne n’y touche.
Bizarre hein. On trouve ça où à Paris ?
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Paysages :

– un beau bar sur la plage (je vous rappel que là bas il ne fait jamais froid), confortable, calme, au pied d’immeubles impressionnants, éclairages envoutants le soir, mais le tout est arrosé  d’une house music insipide au kilomètre, et agrémenté d’écrans diffusants MTV.

– Les taxis adorent rouler très vite sur l’autoroute qui traverse la ville, on se croirait vraiment dans un jeu vidéo (genre Midnight club Los Angeles), ils écoutent Virgin Radio à fond et doublent par la droite à 160km/h. J’y ai entendu « I LOVE YOU LIKE A LOVE SONG » très très fort.

– Comme beaucoup de nationalités vivent à Dubaï, les publicités doivent à tout prix ratisser large, et surtout ne froisser personne. Donc, TV, radio, affichage, il n’y a jamais aucun humour, aucun décalage, que de l’info pure et formel.

– Les Libanais sont nombreux dans cette ville, et plus dragueurs que jamais. Si bien que les filles entre elles se posent la question : « have you been Libanised ? ».

– L’une des tour symbole de Dubaï, la Burj (=tour) Al Arabe, en forme de voile, où vous  attends un verre à 25000 US$.

– Ce n’est peut-être plus autant le cas aujourd’hui, mais avant toute cette histoire de crise (on pourrait peut-être décider de ne pas y croire et ça arrêterai d’exister…), les appartements se vendaient mieux que des petits pains, des mois avant leur construction. Vous alliez faire la queue pour en acheter un sur plan, et si il n’y en avait que 50 de disponible : les 50 premiers achetaient, et revendaient avec une marge aux 50 suivants dans la queue en ressortant de la « boutique ».
Une idée d’échelle : pour le même prix, vous avez 50m2 à Paris ou 250m2 à Dubaï.

– la fragilité de la ville :
Un été, par 50°c, la centrale électrique à calée. TOUS les endroits, habituellements réfrigérés en permanence, sont devenus invivables.
Lorsqu’il pleut un peu trop, les structures et les matériaux bougent, les joints craquent, si bien que le luxe et les dorures disparaissent sous les fuites et le goute-à-goute dans les palaces.
Les matériaux choisis pour la construction ne sont pas du tout écolo, durables ou même résistants, la ville risque de très mal vieillir et de partir en miette. C’est déjà le cas dans certains « vieux » coins (le pays fête ses 40 ans) où la peinture se décolle de partout.

– En allant à l’aéroport pour rentrer en France, très tôt dans le matin, j’ai vu un bout de l’envers du décors : des bus pleins à craquer d’Indiens en tenue de chantier, explosés de fatigue, en route pour le chantier. +

Les inégalités salariales sont, parait-il, gigantesque en fonction de la nationalité. Tout en bas il y a les Indiens et les Pakistanais. Puis les Philippins. Et en haut les Européens.
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J’en ai parlé :

TripleW, un myspace du Moyen-Orient.

L’agence de voyage Arabian Spirit, qui peut vous faire du sur mesure.

La foire annuel d’art contemporain ART DUBAI.

Magasine pour vous les fille, mais avec la Proche-Orient touch’ : Mojeh.

Un DJ Français qui joue dans le bar maxi branché, ZUMA.

Le rendez-vous des expat’ Français, le I2.

 

Bon le temps s’est écoulé, tout va bien, les événements se sont enchaînés, je suis vivant. J’ai même envie de recommencer le challenge ailleurs….!
ça a eu lieu.
L’émission anniversaire à commencé, j’ai du mal à y croire, mais laissons faire la réalité…ok. Beaucoup de rencontres, plein d’êtres humains, des trajets, des sons et des images, pas tellement le temps de consulter mes sensations mais elles ont l’air du bon côté. Tous mes éléments pour l’émission sont en vrac, dans des petites cases...
TicTacTiiictAAcctictaacCCCC
Bon bon, bien bien. La notion de temps à subitement cessé d’exister ces derniers jours, pour être remplacée par de la sueur, de l’aventure, de la conversation en anglais et un délicieux mélange de menthe et de citron dans de la glace pilée. Je ne pourrai pas dire précisément ce qui se passe, mais mon...
Coule.
En fait ici personne ne parle Arabe. Personne. Et puis personnes n’est Arabe, ou presque. Les 10% de locaux se planquent dans leurs palais, et puis tout le monde est indiens ou asiatique, dans la rue, dans les taxis, les hôtels, les restaurants. Alors l’Anglais nous connecte. Même à la radio, à la tv, les...
Cheik point.
Bijou.
Ici on sue mais c’est bon. Sur l’eau, la nuit.
Attention les rétines, il n’y en a pas pour tous les goûts !
Jusqu’ici tout va bien. La première queue de contrôle à l’aéroport s’est déroulé correctement, la seconde aussi (malgré le fait que j’ai quasiment eu à défaire toute l’organisation extrêmement précise de mon sac à dos), et puis la troisième ne devrait pas poser de problème, si j’arrête de me poser les questions « qu’est-ce que je...
Parfois ça va, parfois ça ne va pas, mais tout va se dérouler, c’est une certitude (à part, évidemment, obstacle monumentale type mort subite ou perte de tout repère). Moi j’ai l’habitude d’avoir des conversation avec les gens, on échange des phrases, on rebondi, on répond. J’aime bien les gens (les gens biens). Mais, au...
C’est quand même une curieuse façon de célébrer un anniversaire : nous serons tous tout seul, le plus éparpillé possible à la surface de la planète. L’inverse d’une fête dans un petit appartement, suant, ivre, la musique très fort. Impossible de se rejoindre après avoir raccroché… tu dis au revoir, tu arrêtes ton ordinateur, tu...
Bon ça se précise, une certaine forme d’organisation commence à émerger de ce fracas d’informations, d’adresses mails, des coordonnées GPS, de guide touristiques et d’aprioris indélébiles débités par les gens qui ne sont jamais allés sur place. Il ne reste plus qu’à mettre un peu d’ordre, et faire des choix. J’ai envie d’aller dans le...
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