Ce qu’on va faire quand je vais rentrer à Paris c’est que je vais pirater l’antenne pendant une heure pour vous obliger à écouter ma **** d’émission.

 

J’avais préparé des jeux de mots de malades comme le dauphich tourneur (un dauphin qui tourne sur lui-même quand il sort de l’eau), c’était drôle. On aurait ri.  J’aurais ri toute seule s’il l’avait fallu. Et après on aurait danser le Maracatu avec un prêtre surfeur …

 

Pis, pis vous dis-je, à Fernando, même le chat (celui de l’Internet) est impossible, la connection est une allumeuse, qui fait genre que … alors que non. Et voilà que je ne peux pas écouter le monde entier. Le monde entier n’arrive pas à Fernando, il reste bloqué quelque part. Le monde tourne et je reste à quai.

 

Tant pis du coup je suis allée à un mariage sur une plage. Tout le monde était habillé en blanc, et moi aussi, j’ai même fait du shopping pour une mariée dont je ne connais toujours pas le prénom à l’heure qu’il est. Et bon. Oui c’était. Très beau. Et peut-être que j’ai failli pleurer. Et peut-être que quand quelqu’un m’a dit « Je crois qu’après ce mariage il ne pourra plus y avoir aucun autre mariage nul part jamais », peut-être que j’ai acquiescé et que même dans ma tête j’ai oublié l’ironie. Que ça existait.

 

Je me suis pardonnée en me rappelant mes déboires du jour. Car quand la non-émission s’est terminée, il s’est passé deux choses :  quand  j’ai voulu aller m’oublier dans le sel de la mer, c’est l’eau du ciel qui m’est tombé dessus, en trombe. Première fois qu’il pleut depuis mon arrivée. Et j’ai enfin fait la connexion inquiétante entre  deux choses : mes jambes déformées par les boutons de moustique, et le centre de prévention contre la dengue.

 

Quoiqu’il en soit j’ai  un peu tout oublié en mangeant du poissons frais géant, en faisant la fête armée de Guarana, et en aimant d’amour platonique ces *** de brésilien(ne)s, qui sont quand même hyper biens. Et quand j’ai laissé mes cheveux s’emmêler au vent à l’arrière du pick up qui m’a pris en stop pour rentrer -le stop ici est un transport en commun- je crois bien que j’étais heureuse. Genre au moins 7 secondes. C’est pas rien.

 

Et là j’entends la mer et des percus alors ça va, je me dis que c’était quand même une belle journée et je pense à la planète Nova en ébullition un peu partout dans le monde avec le cœur serré mais fier.

 

Et hop un  nouveau bouton de moustique.

 

Bonne nuit ouais.

Le paradis a parfois un drôle de goût. Sucré-salé comme Armel dirait. Oui, je ne me lasse pas des mes quatre rochers tout de volcans vêtus, posés là sur l’Atlantique bleu, vert et doré, mais …  mais j’ai une sensation persistante de m’être invitée toute seule et de m’être gouré : je pensais apporter du...
Si mon stress attire apparemment les moustiques, il ne m’empêche pas de mettre un tuba (comment pourrait-il), aujourd’hui mon humeur est à la hauteur des vagues de l’Atlantique – assez hautes- du coup je vous offre un cadeau.   …  au lieu de visionner les gens tout nu pour se sentir mieux, la pudeur devrait...
Je ne comprends rien à la marche du temps ici. Mon hypothèse c’est que le temps n’existe plus vraiment. Le sable glisse certes entre mes doigts, mais il ne fait pas son petit malin de sablier, celui qui te hurle subtilement de te dépêcher. Pas étonnant donc que la connexion internet date de 1995 -et...
Vous savez ce qui est énervant avec cette photo ? C’est qu’on ne se rend pas compte à quel point le ciel est bleu, la mer transparente et les rochers turgescents.   Je suis donc oui bien arrivée à Fernando de Noronha, cette île dont la prononciation m’échappe apparemment encore un peu.   ça c’est...
Quand je vois Fernando, je met mon bandeau.
Je suis à Recife et je bois de la Skol, folie du mini-bar, ça m’a pas l’air d’être hyper brésilien, j’essaie de lire la cannette mais quand je la penche, la bière coule. J’ai fait un voyage en avion intéressant, j’y ai découvert de nouvelles facettes incongrues de mon corps :Il a résisté de toutes...
Waaw l’excitation me vrille la tête. J’ai l’impression que mon sang bout (c’est pas terrible bout, bouille serait mieux). Mille puces imaginaires m’obligent à sauter partout. Mon corps m’indique que ça approche, ma tête me le confirme, et mon coeur suit la cadence.   Ca tombe bien parce que j’ai enfin trouvé un endroit où...
Ils m’énervent tous là. Blabla, j’ai acheté un petit futé en entier que sur Hawaï, blabla, il y a des cannibales sur mon île, blabla …  euh… attends … moi … j’ai juste vu tous les films sur l’Australie et en VO en plus, bloublou, je vais tourner un Shining artisanal au milieu de l’Alaska...
J-14, je croyais que pendant que je rêvais très sérieusement à ce qui se passerait sur un lopin de terre perdu au milieu d’un océan au moins 10 000 fois plus grand que ma baignoire, les choses concrètes se tramaient secrètement, mais en fait non, ce matin je n’ai toujours pas d’hôtel … je crois...
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