Si vous cherchez un truc pénible à faire, je vous conseille la recherche d’un hôtel un samedi soir à Rio en période de vacances. Figurez-vous qu’ils sont tous complets, ah ah.
Un peu avant minuit, mes ange-gardiens ont fini par me dégotter une chambre, merci à eux. Une « suite » dans un hôtel pourri, avec une clim essayant d’imiter le bruit d’un réacteur d’avion. J’ai mal dormi, mais sans doute mieux que dans la favela… La cavalerie avait prévenu : samedi soir elle débarquerait.

C’est ce qu’on appelle ici la « pacification » : la police reprend le contrôle d’une favela jusqu’ici sous contrôle des narcotrafiquants. La favela de Cantagalo, pour prendre un exemple que j’ai à peu près compris (parce que je m’y perds un peu) est « pacifiée » depuis 2 ans, on peut s’y balader sans tomber sur une bande de types armés jusqu’aux dents.

Cette nuit donc, la police a repris le contrôle de l’immense Rocinha (120.000 habitants, ville dans la ville), de Vidigal et de Chácara de Ceu (où je dormais jusqu’ici, chez Silvia, dans une très chouette maison avec vue incroyable sur tout Rio)… Ca n’arrive qu’UNE FOIS, et ça se passe précisément cette semaine. Bsjhvzjgvg.

Pour éviter les tueries, les autorités avaient prévenu à l’avance, laissant le temps aux trafiquants de faire place nette. Il valait quand même mieux aller dormir ailleurs, m’a t-on conseillé avec insistance, la Policia Militar n’étant pas connue pour faire dans le détail.

(Parenthèse : un hélicoptère vient de passer à ras des maisons, tous snipers dehors. Ambiance Apocalyspe Now)

En ce début de dimanche après-midi je suis de retour à Chacara de Ceu, chez Silvia pour récupérer mes caleçons et autres petites affaires ; la police occupe le terrain tranquillement, il n’y a pas eu de coup de feu cette nuit.
Bon, je vous avoue que l’ambiance est quand même plus détendue 500 mètres plus bas, dans le quartier chic de Leblon ou près de la plage.

La nuit prochaine, retour à Paris #

Favela lala
Dit-elle. Elle : Silvia, mon hôte et précieuse guide. La policia entre dans les favelas. Elle a arrêté un gros (assez mince en fait, d’après les images) trafiquant de drogue hier, et n’en est pas peu fière : les boss étaient en boucle sur les télés aujourd’hui. Pas de carnage cette fois-ci, on parlera des...
C'est calme, c'est pas normal
Il paraît que « les fous ont pris le contrôle de l’asile »… Pour citer l’économiste Pierre Larrouturou. Ici au Brazil, les fous vont bien, on saute dans des trous d’eau. Si je transpire un peu c’est simplement à cause de la chaleur, combinée aux escaliers infinis qui mènent à mon île aux pirates.   Ah et...
Comment ça va en Europe ?
Hier, Rubens m’a trimballé de montagne en route défoncée, de favela en site touristique. Je suis monté la-haut, oh c’est haut, c’est beau. J’ai essayé de renouveler le genre, en matière de carte postale touristique. Vous me direz ce que vous en pensez…    
Mon petit studio mobile fonctionne, Paris me reçoit 12 sur 5. Stop. Hier soir l’Eglise évangélique du quartier faisait un vrai barouf. Stop. Si Dieu n’a pas entendu les fidèles chantants c’est qu’il est sourd. Stop. Ca matin un cocktail mangue-fruits-de-la-passion-papaye m’attendait. Miam. Stop. Un type en moto va m’emmener au Corcovado. Stop. J’aime pas...
Tongs et caetera
C’est bon, on peut y aller.
Un coup d'eil à gauche, un coup d'oeil à droite
On m´avait dit de ne pas m´en approcher, eh bien j´habite dedans. Une favela belle comme ca. Quelques menus problèmes d´internet m´empêchent de vous gaver de photos de l´océan et du bistro de bric et de broc et de vrac planté en bas de mon sweet home, mais ca va venir ! bisous comme on dit ici....
Tout gris, le temps à Paris, il va sans doute se mettre à neiger dans la minute. A la radio, les jouets de Noël se bousculent à l’heure de l’écran pub (dans mon souvenir Noël c’est aux alentours du 25 décembre, non) ? Allez on se tire. Je me décide, je rejoins un bout du...
Paré au décollage
Comme l’a très bien montré Terry Gilliam dans son reportage Brazil (tourné en 1985 à une époque où, comme le décrit très bien le film, la bureaucratie était tatillonne), la chirurgie esthétique est très répandue au Brésil. Si vous souhaitez que je vous ramène un implant, un peu de botox ou un aspirateur à graisse,...
Brazil
qu’on ne m’envoie pas faire un relevé topographique de tout le territoire. Je vais gentiment me cantonner dans les 1 260 km2 de Rio.                          
Il paraît que c’est très verre, Rio. Il y a de la verredure partout.      
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